Ma mère, institutrice, nous disait toujours : « si tu faire une bonne secondaire, il te faut réussir ta primaire ». Ah ! Ces primaires ! Qu’est-ce-qu’ils se mettent ! Coups francs directs dans la surface de réparation, ou pas coups francs du tout, hors-jeu, tacles par derrière…des droites qui pleuvent à vous laisser la gauche dégarnie ! L’angoisse ! Saison 16 épisode 64 : nous allons bientôt savoir laquelle, pardon ! lequel, sera le prochain candidat … Dans ma campagne, au sens primaire du mot, celle où on respire le bon air, je me disais que ça pouvait être une chance de réussir sa primaire : on va changer quelques bouilles, voir arriver des gens compétents aux plus hautes fonctions qui, eux, ne savent pas trainer des casseroles ou faire rire à la télé ; une bouffée d’air de campagne, quoi !… Que nenni ! On se prend les mêmes et on recommence… Même si ce n’est pas nouveau, la politique est en train de devenir un show quasi permanent où, comme l’aurait dit un politologue : « dans l’autre camp tu as des adversaires, et dans le tien, des ennemis ». Et on se lamenterait que la démocratie puisse être en crise ? J’ai bien peur que l’électeur, espèce menacée, ne soit déjà espèce en voie d’extinction. Rien à voir avec l’extinction de voix dont on peut guérir… Ce show de campagne me fait d’ailleurs penser à la fête de l’école ; pour la bonne cause, tu fais le gâteau, tu l’apportes et tu payes 2 € pour en manger peut-être une part… Sauf qu’à la fête de l’école, en bon citoyen, on arrive quand même à se marrer.
Photo : morses, Russie © Samuel Blanc