On me dit parfois que j’ai la tête ailleurs ! Ne me demandez pas où ? Je n’en sais rien. La tête ailleurs, oui ! Mais du moment que le cœur y est !
Aucun souci. Par contre, la tête ailleurs alors que le cœur n’y est pas…voilà qui complique tout ! Même s’il paraît possible, le cœur bien accroché, d’avoir la tête loin d’ici… Examinons la situation de plus près.
Je peux effectivement avoir la tête ailleurs, c’est du moins ce que l’on peut dire parfois de moi, mais je compte la garder encore sur les épaules !…Près du bonnet parfois, je vous le concède, ou dans le guidon, voire même dans les nuages, mais bien sur les épaules, ce qui me donne du cœur à l’ouvrage. Ma tête ? J’évite de l’avoir grosse, jamais au carré, prête à l’emploi, même s’il faut que je pense à la vider un peu pour la garder bien faite, comme le dirait Montaigne.
Le plus inquiétant pour moi, serait de me mettre dans la tête que le cœur n’y est plus. Alors là ! Je pourrais avoir quelques raisons de me prendre la tête. Quel est le plus grave ? Avoir la tête ailleurs -ce qui, entre parenthèse, fait du bien en me sortant un peu !- ou avoir le cœur ailleurs au motif que je n’ai plus ma tête ici ?
J’émets le vœu que ma tête et mon cœur, même s’ils viennent à se chipoter parfois au prix de quelques migraines, s’entendent encore longtemps comme larrons en foire. Et là, plus aucune crainte.
Mais voilà que je vous ennuie. J’ai une semaine, à tête reposée, avant le prochain billet. Et par avance le cœur heureux, puisque nous serons… la saint Félix !
Photo : banquise au Canada © Samuel Blanc
Continue de garder ta tête même ailleurs mais toujours sur tes épaules ; j’adore ce méli-mélo de « mots » de tête…
Au fait de quoi parlais-tu ? moi j’en perd la tête
Avec une telle « prise de tête »ça vaut bien une semaine de repos!
Nous voilà déjà renvoyés au 12 Février, et le dicton du jour sera: « si le soleil luit pour Ste Eulalie (fêtée la veille), pomme et cidre à la folie ». Pas de quoi nous enfumer…la tête!