Ca gaze

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Ca gaze

Mon billet de la semaine dernière, consacrée à la rumination comparée de la vache et de l’homme, m’a valu une lettre de la représentante bovine de la FNSEARL (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants A Rumination Libre)…

« Monsieur…
J’ai apprécié que vous abordiez, sur RCF Isère, la question de l’activité ruminatoire bovine. Il est exact de dire que la rumination chez nous, naturelle, gastrique et heureuse, est à l’opposé de la vôtre, pour le moins artificielle, mentale et stressante, surtout par les temps qui courent. Prétendre pour autant – au prix d’un jeu de mots déplacé – qu’une vache panse en ruminant, c’est méconnaitre que notre panse se nomme rumen : premier et le plus volumineux des quatre compartiments de notre système digestif (100 litres): d’où le qualificatif ruminant… De plus, je conteste votre affirmation laissant subodorer -au sens plein du mot- que nous émettrions lors de la rumination des relents gastriques par la bouche, et même des rots. Sachez Mossieur, qu’une vache bien élevée choisit son orifice émetteur : elle ne rote pas ! Elle pète… et surtout la santé. Et ne nous faites pas le coup du pet, qui ne serait qu’un rot sorti du mauvais côté ! Vous n’êtes pas sans savoir d’ailleurs que le rot présente une composition gazeuse plus atmosphérique et moins bactérienne que celle du pet. Quant à vérifier pourquoi les pets odorants sont généralement plus chauds et moins bruyants que les pets ordinaires… je vous laisse le soin de contacter le syndicat agricole de votre choix ! Je ne doute pas que votre antenne indépendante, généraliste et sérieuse saura rétablir la vérité et mettre du baume au cœur à vos auditeurs.
En vous remerciant, je vous prie… blabla… vachement sincères !« 

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