Ainsi naquit la tarte Tatin

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Ainsi naquit la tarte Tatin

Serai-je atteint de sérendipité ? Je me console en me disant que ce fut le cas de Christophe Colomb pour l’Amérique, d’Alexander Fleming pour la pénicilline, Percy Spencer pour le four à micro-onde, Arthur Fry pour le pot-it, Stéphanie et Caroline Tatin pour la tarte.
Sérendipité. Ne cherchez pas le mot dans le dictionnaire : il n’existe pas et pourtant tel Monsieur Jourdain nous sérendipitons  sans le savoir dans la vie quotidienne.
Car la sérendipité est le fait de trouver soudain autre chose que ce que l’on cherchait.  C’est un peu la version réactualisée du « quand on ne cherche pas, on trouve ». Qui donc n’a pas cherché partout ses clés, pour finalement les retrouver au moment où il cherche autre chose ?
Je cultive désormais la sérendipité, comme un état d’esprit pour faire des trouvailles. Tant pis si les chercheurs, les inventeurs, les concepteurs ne souhaitent pas trop être considérés comme des chercheurs par hasard… Que voulez-vous que j’y fisse, si mon moteur de recherches ne trouve pas ce que je cherche, pour bizarrement trouver ce que je ne cherche pas. C’est ainsi que je suis tombé, en toute sérendipité, sur l’histoire à tarte des frangines Tatin !
Nous sommes en 1900, alors que dans l’auberge familiale elle prépare une tarte aux pommes, Stéphanie, la cadette, oublie de mettre une pâte dans le moule et l’enfourne simplement avec des pommes. S’apercevant de son oubli, elle décide de rajouter simplement la pâte par dessus les pommes et de cuire la tarte : ainsi naquit la tarte Tatin !
A mardi prochain, et en toute sérendipité !

Photo : mouette argentée, Tasmanie © Samuel Blanc

  1. Après le « moule à tarte », voilà la « tatin »! On doit avoir à faire à un spécialiste… Mais c’est surtout le mot « sérendipité » qui nous en bouche un coin. J’ai cherché… Sans trouver! Mais je vais peut-être trouver… Sans chercher!

  2. J’ajoute avec un petit décalage cette merveilleuse remarque de Christian Vanden Berghen (2005) :
    « La sérendipité est souvent définie comme la capacité à découvrir des choses par hasard. En réalité, les découvertes ne se font pas réellement par hasard. Elles sont rendues possibles parce que celui qui fait ces découvertes s’est mis dans un certain état d’esprit composé d’ouverture, de disponibilité, de curiosité, d’émerveillement, d’étonnement et de pensée analogique et symbolique, celle qui permet de voir ce qui rassemble plutôt que ce qui divise. »
    A mon sens, elle s’applique parfaitement à l’ami Pierre et à ses stimulantes chroniques. Merci Pierre !

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